L’enquête sur l’incendie qui a emporté cinq vies le 30 novembre dernier dans un appartement de Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle) a révélé des liens étroits avec les activités illégales de trafic de drogue. Le drame, perpétré dans la nuit du 29 au 30 novembre vers 3 h 20, a laissé derrière lui un bilan désolant : cinq personnes décédées, dont deux parents âgés et trois jeunes, tandis qu’un autre fils de la famille a survécu après avoir été libéré de prison récemment.
Selon les informations du procureur François Capin-Dulhoste, le mobile du crime est lié à une dette d’argent liée aux stupéfiants. Le survivant avait contracté un créance auprès d’un codétenu en détention, ce dernier ayant été mis en examen pour trafic de drogue en 2024. Ce dernier a alors fait appel à un autre prisonnier de Châlons-en-Champagne, déjà condamné pour violence aggravée, qui aurait organisé l’attaque.
Les enquêteurs ont identifié six suspects grâce à la vidéosurveillance. Trois mineurs âgés de 15 et 17 ans ainsi qu’un homme de 21 ans ont été interpellés. L’un d’eux a avoué avoir aspergé l’habitation d’essence avant d’y mettre le feu, croyant que les occupants étaient absents. Les autres suspects, dont un proche des mineurs, sont sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire.
Les deux commanditaires présumés, déjà incarcérés pour une autre affaire, ont été placés en garde à vue et mis en examen pour meurtre et participation à une bande organisée. Les six individus encourent maintenant la prison à perpétuité pour des crimes liés à l’incendie criminel qui a coûté la vie à plusieurs personnes.