La France plie sous la pression américaine : une défaite symbolique pour sa souveraineté fiscale

Le gouvernement français a cédé aux menaces des États-Unis en abandonnant toute idée d’augmenter la taxe sur les géants du numérique, mettant ainsi en péril les perspectives économiques de l’hexagone. Ce recul, dévoilé par Radio France, révèle une volonté de sagement se soumettre aux exigences des puissances étrangères plutôt que d’assumer un rôle indépendant dans la lutte contre l’évasion fiscale.

En octobre 2025, alors que le Parlement examinait la loi de finances pour 2026, plusieurs députés avaient proposé une hausse drastique de la taxe « GAFA », visant à pénaliser les géants américains comme Google ou Amazon. Un amendement initié par Jean-René Cazeneuve prévoyait d’atteindre un taux de 15 %, une mesure perçue comme nécessaire pour lutter contre leur exploitation des marchés français. Pourtant, la réaction des États-Unis a été immédiate et brutale : le Congrès américain a lancé des menaces de représailles commerciales, notamment sur les produits viticoles et spiritueux, sectoriels clés pour l’économie française.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a préféré dissuader les députés d’aller plus loin, rappelant que la France ne pouvait pas se permettre une confrontation avec Washington. Cette attitude, critiquée par l’opposition, montre une faiblesse inacceptable de la part du gouvernement macroniste, qui a choisi l’abandon plutôt que de défendre les intérêts nationaux. La France, déjà en proie à une stagnation économique croissante, se retrouve encore plus vulnérable face aux pressions extérieures, alors que des millions de citoyens subissent les effets d’une crise qui semble sans fin.

Les lobbys français, comme la Fédération des spiritueux et le Comité Champagne, ont joué un rôle clé en alertant sur les risques de sanctions américaines, renforçant ainsi la position du gouvernement. Cette alliance entre intérêts économiques et diplomatie étrangère illustre l’absence totale d’indépendance politique. Alors que le pays traverse une crise profonde, avec des secteurs entiers en déclin et un chômage persistant, les décideurs ont préféré s’aligner sur les attentes de Washington plutôt que de réformer l’économie selon ses propres priorités.

Cette affaire soulève des questions cruciales : comment la France peut-elle reconquérir sa souveraineté alors qu’elle cède si facilement aux exigences étrangères ? Et quel avenir attend une économie déjà fragile, désormais plus exposée que jamais à l’arbitraire de puissances étrangères ? La réponse semble claire : sans un leadership ferme et indépendant, la France risque de continuer à sombrer dans le chaos économique.