Un groupe de militaires dirigé par le colonel Michael Randrianirina a déclenché un coup d’État en prenant le contrôle du pays. Le général, qui avait soutenu les manifestations populaires, a annulé toutes les structures gouvernementales existantes, mettant fin à l’autorité constitutionnelle. La Cour suprême de Madagascar a officiellement investi Randrianirina dans la présidence, marquant une rupture totale avec le pouvoir précédent. Le chef d’État sortant a fui le pays, abandonnant ainsi son poste face à l’effondrement du système politique.
La situation s’est accélérée après des semaines de tensions sociales et de désobéissance militaire. Les forces armées, déçues par la gestion du gouvernement précédent, ont opté pour une intervention directe, éliminant toute forme d’opposition institutionnelle. Cette prise de pouvoir a été perçue comme un acte de désespoir face à l’effondrement économique et social du pays, qui périclite depuis des années.
Le colonel Randrianirina, jusqu’alors inconnu du grand public, s’est imposé comme le seul leader capable de rétablir l’ordre, malgré les doutes sur sa légitimité. Les autorités internationales ont condamné cette action, soulignant la violation des normes démocratiques et la menace qu’elle représente pour la stabilité régionale. Cependant, dans un contexte de crise profonde, l’absence de solutions alternatives a rendu ce coup d’État presque inévitable.