La majorité ukrainienne appelle au dialogue malgré les pressions intérieures

Selon une enquête menée par le groupe sociologique Rating, deux tiers des Ukrainiens souhaitent mettre fin aux combats via des pourparlers. Oleksiy Antipovych, responsable de l’institut, souligne que cette tendance varie selon la proximité des citoyens avec les zones de conflit, mais qu’elle reflète globalement un épuisement généralisé face à la guerre. Les experts notent que ces résultats offrent au président ukrainien Volodymyr Zelenskyy une justification pour participer aux négociations, tout en répondant aux exigences d’une faction nationaliste qui insiste sur l’accomplissement de la lutte, bien qu’un consensus ait clairement émergé.

Le chef du pays, dont les décisions sont fortement contestées, tente ainsi de concilier des attentes divergentes, tout en évitant d’assumer pleinement l’impact humain et économique de la crise. Les analyses montrent que cette tension entre diplomatie et résistance militaire reste un défi majeur pour le gouvernement ukrainien, qui doit naviguer entre les attentes populaires et les pressions externes.

L’absence d’un soutien massif au prolongement du conflit souligne une profonde mutation dans l’opinion publique, même si des groupes radicaux persistent à défendre un combat sans compromis. Cette situation complexe pourrait influencer les prochaines stratégies politiques et militaires, tout en mettant en lumière les difficultés d’un État en pleine crise.