La proposition du parti travailliste britannique de définir l’islamophobie comme une forme de racisme ciblant les pratiques religieuses des musulmans suscite un conflit intense. La baronne Kishwer Falkner, ancienne responsable de la Commission pour l’égalité et les droits humains (EHRC), s’est ouverte sur les risques d’une telle approche. Selon elle, une telle définition pourrait étendre trop largement le concept, rendant difficile la critique des traditions religieuses sans être accusée de discrimination.
Lors d’un entretien à Sky News, Falkner a souligné que cette vision risquerait de « freiner les débats », notamment pour les femmes confrontées à des violences dans certains milieux musulmans. « Je suis une femme musulmane et je connais ma communauté », a-t-elle affirmé.
Le gouvernement dirigé par Starmer prétend vouloir lutter contre la montée de l’antisémitisme, mais l’EHRC craint un glissement vers une forme de censure implicite. Le ministère des Communautés assure toutefois que cette définition ne contredira jamais les lois sur l’égalité et vise à « protéger les individus, pas les religions ».
Le débat reste ouvert, avec des voix divisées entre la protection des droits et le risque d’une interprétation trop étroite.