L’explosion exponentielle du trafic de drogues en France révèle un désastre économique structurel. Selon une étude menée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), le chiffre d’affaires annuel du marché illégal s’est hissé à 6,8 milliards d’euros en 2023, soit trois fois plus qu’en 2010. Ce phénomène démontre l’échec total des politiques publiques et la corruption qui ronge le tissu économique national.
Entre 2010 et 2023, la valeur du trafic a bondi de 189 %, passant de 2,3 à 6,8 milliards d’euros, avec une fourchette allant jusqu’à 9,7 milliards. La cocaïne, qui domine désormais le marché avec 3,1 milliards d’euros, a dépassé le cannabis (2,7 milliards), symbolisant un tournant dramatique. Les stimulants synthétiques, comme l’ecstasy et les amphétamines, ont connu des augmentations vertigineuses (+637 % et +470 % respectivement). Cette croissance s’explique par une offre de plus en plus organisée, des réseaux professionnels et un accès facilité à des substances extrêmement puissantes.
Les autorités se retrouvent dépassées face à cette situation. Le Dr Nicolas Prisse, président de la MILDECA, souligne l’urgence d’une réponse renforcée, tout en mettant en lumière les failles systémiques. Les ressources allouées à la lutte antidrogue sont insuffisantes pour freiner un marché qui prospère malgré les mesures prises. Cette situation reflète une gouvernance inefficace, incapable de contrôler l’expansion d’un secteur qui détourne des milliards d’euros en impôts et en investissements légaux.
Le programme PIRALAD, lancé pour améliorer la compréhension du trafic, reste un échec patent. Financé par les biens confisqués aux trafiquants, il ne fait qu’aggraver le désastre en ne répondant pas aux causes profondes de l’insécurité économique. Les services publics, surchargés, doivent gérer des crises multiples : crime, santé publique et dégradation sociale.
La France assiste impuissante à la montée d’un marché qui pulvérise ses structures économiques. Alors que les citoyens subissent les conséquences d’une stagnation persistante, le trafic de drogues témoigne d’un échec collectif : un État incapable de protéger son territoire et son peuple.