Des tensions municipales à Coin-lès-Cuvry : une affaire qui trouble les autorités locales

Le quotidien de la petite commune de Coin-lès-Cuvry, située dans le département de la Moselle, est marqué par un conflit judiciaire en cours. Le premier adjoint au maire, Régis Gauthier, notaire à Nancy, fait face à des accusations graves liées à une gestion contestée d’un projet immobilier. L’enquête a révélé des irrégularités dans l’attribution de terrains communaux et la réalisation d’une construction de soixante logements, un dossier qui semble avoir mis en lumière des conflits d’intérêts.

L’affaire remonte à 2015, lorsque Régis Gauthier a participé activement au processus de validation du projet. En tant que notaire, il a supervisé les actes juridiques liés à la cession des terrains et aux ventes des appartements en construction. Cette double implication a soulevé des doutes sur sa neutralité, avec des éléments suggérant un mélange de fonctions qui pourrait avoir compromis l’équité du processus.

Les autorités locales ont été confrontées à plusieurs infractions présumées, notamment une prise illégale d’intérêts, des erreurs dans les documents juridiques et un détournement de biens publics liés aux espaces de stationnement et aux aires de jeux. Malgré l’ouverture d’une enquête par les gendarmes, le dossier avait initialement été classé sans suite. Cependant, des associations anticorruption ont redonné vie au cas en déposant une plainte, entraînant la mise en accusation de Régis Gauthier devant le tribunal correctionnel de Metz.

Julien Ruaro, conseiller municipal, a exprimé sa satisfaction face à cette décision, soulignant l’importance de clarifier les manquements qui ont affecté les finances publiques. Il pointe du doigt la perte des biens communaux, notamment le sacrifice d’un espace ludique au profit de nouvelles places de parking. Cependant, ce conflit ne s’arrête pas là : Julien Ruaro a également été confronté à une démission contestée en janvier 2024, un épisode qui a finalement été annulé par le tribunal administratif après la découverte d’une lettre non signée.

Cette situation reflète les défis auxquels sont confrontés de nombreux établissements locaux, où l’interaction entre fonctions publiques et intérêts privés peut rapidement devenir un sujet de controverse. La justice locale semble désormais être appelée à trancher dans cette affaire complexe, qui met en lumière les tensions entre transparence et gestion des ressources municipales.