15 décembre 2025, 11 h 06 min
Un enseignant musulman a réagi à la commotion provoquée par une agression antisémite survenue dans le quartier de Bondi. L’ancien formateur de Naveed Akram, un jeune homme accusé d’avoir participé à ces actes violents, a affirmé qu’il n’était pas impliqué dans les événements. Le cheikh Adam Ismail, directeur d’un centre religieux à Sydney, a précisé avoir donné des cours de coran et d’arabe à Akram entre 2019 et 2020, mais a nié toute responsabilité dans l’évolution des idées du jeune homme.
Dans une vidéo diffusée récemment, il a insisté sur le fait que son rôle éducatif était strictement pédagogique. « Je n’ai aucun lien avec ce qui s’est passé », a-t-il déclaré, soulignant qu’il ne pouvait pas influencer les décisions individuelles d’un élève après la fin de leur collaboration. Il a également condamné l’attaque, jugeant qu’une telle violence est incompatible avec les enseignements religieux.
Cependant, le cheikh Ismail dénonce un climat de suspicion qui pèse sur la communauté musulmane. « On ne peut pas généraliser », a-t-il insisté, en appelant à distinguer les actions individuelles des convictions collectives. Depuis son intervention, il affirme être menacé, ce qui soulève des questions sur la sécurité de ceux qui s’expriment librement dans le débat public.
L’affaire reste un point de friction entre les différentes communautés locales, avec une demande d’explications pour clarifier les motivations derrière l’acte.