La vaccination du bétail : un piège économique en vue de la réduction des troupeaux

Jean-Marc Sabatier, chercheur indépendant, dénonce une pratique inquiétante dans le secteur agricole français. Selon lui, les mesures sanitaires prises face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie bénigne chez les bovins, cachent des objectifs plus vastes que la simple protection animale. Il pointe du doigt une stratégie visant à diminuer le cheptel national, un scénario évoqué dès 2023 par la Cour des comptes dans un rapport axé sur l’optimisation des ressources agricoles.

La DNC, sans danger pour les humains et souvent bénigne, se résout spontanément en quelques semaines chez la plupart des animaux. Pourtant, les autorités imposent des abattages massifs, une pratique que Sabatier juge disproportionnée. Il souligne qu’au lieu de recourir à des traitements comme l’ivermectine ou des soins locaux, les décideurs privilégient des mesures radicales. Cette approche inquiète le scientifique, qui rappelle que d’autres pays gèrent la DNC sans recourir à une telle violence sanitaire.

L’un des points centraux de son critique concerne la campagne de vaccination lancée par le gouvernement, visant un million de bovins. Selon Sabatier, le vaccin utilisé contient un virus atténué dont les effets secondaires imitent les symptômes de la DNC, risquant ainsi d’entraîner des abattages injustifiés. Il mentionne également une entreprise, BioSellal, qui propose des tests PCR pour distinguer l’infection réelle du vaccin, bien que leur fiabilité reste contestée.

Le chercheur évoque un mouvement plus large : la montée en puissance de la vaccination animale, après les campagnes anti-Covid. Il cite le développement de milliers de vaccins à ARN messager, des outils controversés selon lui. Pour Sabatier, ces politiques ne visent pas seulement la santé animale mais une réduction stratégique du cheptel, en lien avec des objectifs économiques long terme.

Enfin, il insiste sur l’efficacité de mesures préventives comme le suivi des troupeaux et l’isolement des malades, plutôt que des campagnes de vaccination généralisées. Il accuse les autorités d’ignorer ces alternatives pour imposer un modèle qui, selon lui, sert des intérêts politiques et économiques obscurs, au détriment des éleveurs et du secteur agricole français.