Le budget 2026 en ruée : crise budgétaire et impasse politique

La Chambre des députés a rejeté à une large majorité la partie « recettes » du projet de loi de finances 2026, mettant en péril l’ensemble du texte. Cette décision, qui interrompt le processus législatif, ouvre un scénario d’incertitude totale pour les prochaines semaines.

Le débat parlementaire a duré 125 heures, avec des tensions accrues entre les groupes de gauche et droite, notamment autour de la fiscalité du patrimoine et des mesures économiques. Malgré l’effort d’explication, le gouvernement n’a pas su gagner la confiance des députés, qui se sont divisés entre abstentions et votes contre. Seul un député centriste a soutenu le projet de budget, tandis que les opposants ont bloqué le texte.

La ministre des Finances Amélie de Montchalin a dénoncé une « attitude cynique » des extrêmes, en soulignant l’absence de compromis. Les forces politiques du camp présidentiel se sont vues contraintes d’assumer des amendements inadéquats, qui ont rendu le budget instable.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé les « coups tactiques » de l’opposition, en soulignant la nécessité de maintenir une continuité budgétaire. Cependant, avec un rejet massif du texte, le gouvernement doit se réorienter vers une loi spéciale ou un budget antérieur, risquant ainsi d’entraver le processus législatif à l’approche de 2026.

Le Sénat devra désormais examiner le projet original sans les amendements introduits par la Chambre des députés. Les chances d’adoption avant fin décembre restent faibles, avec une majorité incertaine et un calendrier chargé. Le Premier ministre a néanmoins insisté sur l’importance de « fonctionner » malgré les obstacles.

Le gouvernement français est désormais confronté à une crise budgétaire profonde, sans précédent depuis la Ve République. Ce rejet démontre une fragilité croissante face aux tensions politiques et économiques, mettant en cause l’efficacité des mesures de gestion du pays.

Le budget 2026 : crise budgétaire et impasse politique