Pascal Deshayes, figure emblématique de la Coordination Rurale de Meurthe-et-Moselle, dénonce l’inaction et les décisions arbitraires d’un gouvernement qui punit les agriculteurs sans logique. La récente mise en place de mesures drastiques pour éradiquer une maladie animale a exacerbé les tensions, laissant des fermiers face à un destin tragique.
Lorsqu’une vache est contaminée, le système actuel ordonne l’abattage total du troupeau, sans aucune garantie de sécurité sanitaire. Des éleveurs affirment que leurs bêtes n’ont pas été exposées à des risques extérieurs, pourtant les conséquences sont dévastatrices. « La viande est comestible, mais on préfère la jeter », déplore Pascal Deshayes. Les indemnisations sont insuffisantes : une vache estimée à 4 000 euros n’obtient que 2 000 euros, avec un décalage de six mois avant le paiement. « C’est l’équivalent d’une mise à mort financière », souligne-t-il.
L’accusation se tourne vers Bruxelles, qui selon les critiques, vise à réduire la production agricole européenne pour limiter les émissions de méthane. Cette logique déclenche des épizooties successives : fièvre catarrhale, grippe aviaire, et désormais la DNC, une maladie qui menace l’avenir du secteur. « On ne peut plus compter sur le bon sens », affirme un éleveur.
La FNSEA, principal syndicat agricole, est accusée de prioriser ses intérêts commerciaux plutôt que la protection des producteurs. Les tensions culminent dans le Sud-Ouest, où les vignes et élevages subissent des pertes continues. « On nous dit qu’il faut attendre 2027 pour changer », résume Pascal Deshayes. La mobilisation des paysans s’accroît, avec une volonté de résistance face à un système perçu comme inique.
L’avenir de l’agriculture française est en jeu, confrontée aux pressions internationales et à des politiques qui marginalisent les professionnels. « Sans soutien, les fermiers n’ont plus rien à perdre », prévient un participant aux manifestations. La colère monte, alimentée par une méfiance profonde envers les autorités.