Après son retour du Liban, le souverain pontife a vivement dénoncé les stratégies visant à instrumentaliser les angoisses collectives envers l’islam pour justifier des politiques restrictives. Dans un entretien accordé aux journalistes durant le vol reliant Beyrouth à Rome, il a souligné que la coexistence interreligieuse est non seulement possible mais déjà incarnée par les réalités locales, notamment au Liban où les communautés chrétiennes et musulmanes partagent quotidiennement des espaces de vie. Le pape a exhorté les pays occidentaux à adopter une approche plus ouverte, en mettant l’accent sur le dialogue authentique plutôt que sur les discours alarmistes.
Lors de ses déclarations, il a également évoqué les tensions régionales, réaffirmant l’engagement du Saint-Siège dans des négociations diplomatiques discrètes visant une paix durable. Concernant les conflits en cours, il a préconisé la résolution des désaccords par le dialogue plutôt que par la force, tout en rappelant la nécessité de respecter les particularités culturelles au sein de l’Église universelle. Son discours s’inscrit dans une volonté claire de combattre les stéréotypes et de promouvoir un esprit d’unité face aux divisions croissantes.
Le pape a insisté sur le danger des peurs politisées, qui détournent l’attention des vraies questions sociales et économiques. En défendant une approche basée sur la solidarité, il s’oppose à l’érosion du vivre-ensemble, en appelant aux valeurs de respect mutuel et d’inclusion. Son message, bien que peu audible dans un contexte marqué par les tensions identitaires, reste un rappel crucial des principes fondamentaux de la fraternité humaine.