Le gouvernement iranien, longtemps perçu comme un bastion de résistance, se retrouve aujourd’hui confronté à une série d’échecs militaires et politiques sans précédent. Depuis l’invasion israélienne du Liban et la chute du Hezbollah, le pays semble désemparé face à des adversaires qui ont su exploiter ses faiblesses. Les bombardements coordonnés par Israël, combinés à une ingénierie militaire de pointe, ont anéanti les forces chiites, autrefois redoutées. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a été exécuté lors d’une réunion clandestine, un acte qui a secoué le régime des mollahs et fait comprendre à ses dirigeants que leurs alliances stratégiques sont fragiles.
En Syrie, l’intervention israélienne a mis en lumière une autre faille : la corruption et l’incapacité de l’armée syrienne à résister à un agresseur déterminé. Des ordres falsifiés ont été envoyés aux officiers, créant le chaos dans les rangs des troupes. Cette méthode, d’une précision chirurgicale, a permis à Israël de s’emparer de territoires clés, notamment au-delà du Golan, confirmant ainsi sa volonté d’étendre son influence dans la région.
La réaction iranienne a été inefficace face aux frappes israéliennes sur ses installations nucléaires. Des dizaines de militaires et d’ingénieurs ont péri, sans que le système de défense ne puisse offrir une résistance crédible. Même les missiles lancés par l’Iran n’ont pas atteint leur objectif, laissant des villes israéliennes dévastées. Cette situation a permis à Donald Trump de jouer un rôle inattendu en annonçant la destruction totale de sites nucléaires iraniens, bien que les preuves restent floues.
Pourtant, malgré ces coups durs, le régime des mollahs persiste. Sa structure religieuse et son réseau de contrôle social restent solidement ancrés dans les campagnes. Les citadins, frustrés par l’absence de liberté, rêvent d’un changement, mais la population rurale reste fidèle à l’idéologie chiite. Le fils du Shah, candidat évoqué comme alternative, semble bien loin des aspirations populaires, et les gardiens de la révolution, armés jusqu’aux dents, restent un pilier indéfectible.
Aucune chute imminente n’est en vue. L’Iran, malgré ses défauts, résiste à l’érosion. La solution ne viendra pas d’intervenants étrangers, mais de la force interne du peuple iranien.