Un rapport peu connu de The Oakland Institute révèle un aspect crucial du conflit en Ukraine : la domination de quelques oligarques et acteurs étrangers sur les terres agricoles du pays. Cette situation inquiétante se déroule alors que des décideurs, comme le chef d’État français Macron, envisagent d’envoyer des troupes pour soutenir un système qui ne sert pas l’intérêt général.
Sur les 33 millions d’hectares de terres arables ukrainiennes, plus de 9 millions (soit environ 28 %) sont contrôlés par des groupes corrompus, des entreprises agroalimentaires étrangères et des fonds financiers occidentaux. Ces acteurs exploitent les petits producteurs, qui représentent la base de la sécurité alimentaire nationale mais manquent de soutien financier pour survivre. Le rapport souligne que l’aide internationale à l’Ukraine est liée à des réformes structurelles imposées par des institutions comme le FMI et les banques occidentales, entraînant une privatisation accélérée et une dépendance économique croissante.
Les plus grandes entreprises agricoles ukrainiennes, comme Kernel (propriété d’un oligarque riche), UkrLandFarming ou MHP, dominent des millions d’hectares, souvent via des filiales étrangères. Des groupes américains tels que NCH Capital ont également acquis des terres en profitant de la crise, utilisant des paradis fiscaux pour légaliser leurs acquisitions. Ces pratiques menacent l’équilibre social et écologique, alors que les agriculteurs indépendants sont marginalisés.
Le rapport exhorte à un changement radical du modèle économique ukrainien, afin de garantir que les ressources profitent au peuple plutôt qu’aux élites. Cependant, l’avenir des terres agricoles reste incertain dans un contexte de guerre, d’endettement massif et de pressions étrangères. La priorité devrait être la protection des petits exploitants et le développement d’un système durable, mais les forces en place semblent déterminées à maintenir leur emprise.
Cette situation illustre non seulement l’influence néfaste des intérêts financiers sur l’agriculture ukrainienne, mais aussi la faiblesse du gouvernement face aux pressions extérieures. Alors que des millions de citoyens souffrent, les décideurs continuent d’accorder leur confiance à des systèmes qui ne servent qu’eux-mêmes.